L'Unité Plurielle

Oh, je suis rouge comme le sang dans tes veines

Qui t'anime

Et je coule et je crie en distribuant ta haine

Qui t'abîme.


Pauvre enfant, tu te crois fort mais tu t'abandonnes.

Tu perds tout seul la partie avant de la jouer

Dans ton c½ur tu culpabilises et tu bouillonnes

Ton cerveau inconscient ne veut s'y résigner

C'est un combat infâme qui te ronge le ventre

Tu fuis comme un lâche, te caches dans ton entre

Je veux que tu meures... Meurs, Meurs ! Meurs ! Meurs ! Meurs ! Meurs ! Meurs !

Tu réveilles un fou, tu exhumes cette horreur !

Toutes ces tortures tu les mérites, pleure !

Le corbillard arrive, enfin ! c'est bientôt l'heure.

Il vomit, tu exhales, je n'y comprends rien

Des lames de lumière déchirent les nuages

Et se fichent et arrachent et ça me fait du bien.

Et je jouis de douleur, et j'expire de joie.

Et je tranche et tu tires et il s'enterre en moi

Et il vise, imagine, l'idylle infinie

Et nous nous nourrissons de nos nouveaux écrits

Je veux planter mon drapeau sur le nouveau monde

Je veux hurler toujours et me noyer dans l'onde

Mais la catharsis est un rêve de poète :

Jamais ses mots n'ont effacé ce qu'il regrette.

Et soudain, quand la rage reprend le dessus,

Et quand les erreurs pèsent plus que la vertu

Quand rongé par moi-même je me retrouve nu

Et que seul je cours vers un incertain salut

Mon corps implose ! Pareil à mon âme grise

Éparpillée dans un grand coffre de bêtise

Je renâcle et vomis, me purge comme je peux

Me déteste et m'abhorre comme un sombre peureux.

Et je pleure et je meurs en crachant sur ma vie

Et je pleure et je meurs en crachant sur ma vie

Et je pleure et je meurs en crachant sur ma vie

Et je pleure et je meurs en crachant sur ma vie ...
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# Posté le mercredi 09 septembre 2009 08:28

Malgaches

La panoplie est simple : une robe. Pas de soutien-gorge, ça permet de vendre plus cher, pas de culotte, ça permet de vendre plus vite. Elle ouvre la porte en bois, et traverse les chemins boueux de son bidonville. Sa tête est vide. L'homme le plus triste du monde ne pourrait avoir le centième de l'abandon de soi dont elle fait preuve. Sa tête est vide, désespérément... C'est l'argent qui lui a vidé la tête. C'est l'argent, parce qu'avec de l'argent, elle ne serait pas là, où alors elle ne se dirigerait pas machinalement vers le bar après avoir ouvert les portes rouillées qui séparent la misère du tourisme.
Ca y est, elle est arrivée. Autour d'elle, elle, une centaine de fois. La même histoire, tronquée par la pauvreté, une centaine de fois. Au milieu de ces filles, quelques hommes, assoiffés d'alcool et de sexe. La même nuit, putain, la même nuit toutes les nuits.

Elle un trouve un, un vieux, c'est mieux. Plus d'argent, et moins violents que les jeunes qui viennent en bande pour baiser de la malgache à la chaine. La drague est simple, on s'approche, suffisamment pour que le type voit le soutien gorge absent, on propose un massage. Le type accepte, et on l'emmène à l'hôtel. Là, c'est à la fois toujours différent, et souvent la même chose. C'est au moment où l'on enlève ses vêtements que les filles comme elles savent si elles vont passer une horrible ou une infâme nuit. Là, le type semblait sympa. Il l'invite à s'asseoir sur le lit, lui demande son âge. 17 ans, biologiquement, aucun en réalité. Elle le rassure, lui dit qu'elle a 20 ans, pour preuve elle lui tend la carte d'identité factice, qu'elle a acheté 5 000 Aryari. En y repensant, d'ailleurs, elle se demande comment sa monnaie peut être représentée par un si grand nombre, et ne correspondre qu'à un si petit pour ces touristes. La nuit avec elle ? 50 000 Aryari. 20 Euros.
Le type lui demande de se déshabiller. Elle enlève son unique robe, et le vieux regarde son corps. Elle n'a jamais voulu le regarder, son corps. Le seul souvenir qu'elle en ait, c'est le premier jour de ses règles. Pas pour le sang qui a coulé, mais pour les cicatrices que lui a faites l'homme avec qui elle couchait ce soir là. Elle ne sourit pas, elle laisse le type la regarder de long en large, en détail. Il la tripote comme une viande morte, lui soulève les bras, et lèche ses aisselles, glisse sa langue vers ses seins pleins de cicatrices. Ca ne le gène pas. Il tourne ensuite autour de ses tétons, et commence à pousser des gémissements. Visiblement, il aime ça. Il s'allonge par terre, sur le dos, et lui demande de lui montrer sa chatte de près. Elle s'accroupit, ferme les yeux. Elle fait bouger de manière lancinante ses lèvres pendantes au dessus de la bouche humide du monsieur, se cambre un peu pour lui faire voir son anus. Il répond qu'elle est bien foutue. Elle se relève, et s'allonge sur le lit. Elle lui demande d'y aller. L'homme se relève, et se lèche l'index. Il tire un peu la fille près du bord, et lui plante son doigt visqueux dans le rectum. Il l'enfonce et le retire, doucement, rapidement. Il se lèche maintenant l'index et le majeur, qu'il insère de nouveau dans le rectum. Un liquide transparent, mélange de salive et de muqueuse coule entre les fesses de la fille, et finit absorbé par la couette. L'homme gémit toujours, plus ses doigts pénètrent vite le colon, plus il semble aimer ce qu'il fait. Lorsque ça lui semble trop sec, il lèche encore ses doigts, ou lui crache sur l'anus. Il est encore habillé. Elle non, elle a froid. Elle sent une main rêche glisser sur ses cuisses alors que l'homme semble toujours affairé sur son cul. La main remonte, et lui pétrit les seins avec délectation. Le type retire ses doigts, et lèche l'orifice qu'il vient de massacrer. Il se lève, enlève son pantalon, enlève son caleçon, et brandit fièrement son sexe, tendu à l'extrême. Il lui demande si elle est prête, mais n'attend pas sa réponse pour pénétrer vigoureusement le vagin juvénile de sa victime. Ses mains continuent de tordre la poitrine, l'homme profite d'être au dessus pour embrasser la fille dans le cou. Sa bave dégouline sur la peau noire. Le coït est rapide, l'homme semble se déchainer, l'homme semble adorer le corps de l'adolescente qu'il baise sans états-d'âme, dans un hôtel moisi de Madagascar. Pire que ça en réalité, il adore. Il retire son sexe du vagin, s'accroupit sur la tête de la jeune fille, et lui demande de lécher son anus. Elle s'exécute, franchement, parce que la froideur n'est pas très appréciée par les touristes. Elle force l'entrée du sphincter avec sa langue, et lèche la merde tout autour de l'anneau, avant de l'enfoncer encore plus loin dans le gros intestin du touriste. Ses couilles reposent sur le front de la fille. Les vibrations qu'elle sent sur sa tête lui indiquent que l'homme se masturbe probablement en même temps. D'un coup, l'anus du type recule, et c'est sa bite qui apparaît en face de l'adolescente. L'homme, sans rien demander, la place dans la bouche de la fille, et entame un va-et-vient. Il se penche ensuite vers l'avant, de sorte à avoir le phallus dans l'alignement de la gorge de la fille, et enfonce sans prévenir son sexe le plus profond qu'il peut, avec la force de son poids. Elle, subit. L'homme recommence. Elle ne peut quasiment plus respirer, et tente de le repousser. Il lui demande d'attendre puisqu'il va jouir. Comme son salaire était lié à cet orgasme, la fille se laisse faire encore un peu. D'un coup, l'homme enfonce son sexe plus loin que jamais, ses bourses pendent dans le cou de la jeune fille. Tout le corps du type se raidit, et l'homme pousse un râle fatigué. Dans la gorge de la fille, une chaleur collante dégouline le long de son ½sophage. C'est fini.
Sans rien dire, le type se lève, se rhabille, et sort. Il a laissé de l'argent sur une chaise : 40 000 Aryari... Il ne se rend pas compte de ce que ça représente. Un repas. De miséreuse, mais un repas. L'adolescente se lève, et se dirige vers les toilettes. Toujours le même rituel. Elle s'enfonce deux doigts dans la gorge, et vomit le sperme difficilement. Comme elle ne mange quasiment pas, il n'y a que l'humeur stomacale qui puisse sortir en même temps, alors chaque régurgitation lui détruit un peu plus les dents et l'estomac, qui n'en peuvent plus chaque jour que Dieu a l'obligeance de lui offrir, de vomir sperme et bile en quantité. Rhabillée, elle descend de sa chambre. 40 000 Aryari, ce n'est pas si mal pour un soir. Elle aurait pu tomber sur un type qui n'aurait voulu qu'une simple fellation facturée 20 000 Aryari de moins.
Chemin de retour, identique. De la boue derrière les barrières de métal. La porte, le lit. Déjà oublié, le type de tout-à-l'heure. Comment il s'appelait, déjà ? Merde, plus aucun souvenir... Mais aucune importance ! Demain, elle tentera d'aller à un autre bar, puisque des policiers pourraient l'attraper et la condamner si son lieu devenait récurrent. Avec les 40 000 Aryari, demain, elle achèterait une miche de pain et les ordures du boucher.

Elle prit l'argent dans ses mains, et le serrant contre sa poitrine, elle s'endormit en position f½tale. C'était une bonne soirée.

# Posté le mardi 01 septembre 2009 17:43

Les Sylphes Puricides

Nous sommes un jour comme tous les autres
Et Nathan sort seul de chez lui
Il marche lentement tel un apôtre
Ébahi devant l'Infini

Il connaît le chemin par coeur
Sentier, forêt seul dans la nuit
Il pense faire la course au bonheur
Mais pour lui c'est déjà fini

Quand il les voit c'est comme toujours
Il se met à courir un peu
C'est que ces fleurs sous le jour
Sont cet Amour brûlant du feu
Du Feu... Trop pur et trop subtil
Pour envahir les âmes grises
Nathan l'a vécue cette idylle
Mais un jour la vie l'a reprise

Il s'agenouille devant elles
Pour enfin cracher sa kyrielle :

"Toute ma vie peut s'écrouler
Toute ma maison peut brûler
Tant que ces fleurs n'ont pas fané

Et puis la Nuit peut continuer
Sans aucune lumière allumée
Tant que mes fleurs n'ont pas fané

Mon corps pourrait même exploser
Tous les enfants pourraient crever
Tant que ces fleurs, ces beaux Arômes
Restent éloignées de tous les hommes..."

Trop sombre quand il ferme les yeux
Nathan perd son monde peu à peu
Des nymphes belles comme des oeuvres d'art
Brandissent vers lui leurs arcs noirs

Nathan protègera le halo
Aux prix des piqures dans sa peau
Les flèches une à une sont lancées
Ses membres un à un sont touchés

Comme un pantin articulé
En quelques coups il est piégé
Le Sang qui coule de ses blessures
Inonde doucement les boutures

Et quand une flèche le touche au coeur
Nathan hurle sa prière, par coeur :

"Vous les nymphes des forêts
Transpercez-moi de part en part
J'ai touché seul au grand Secret
Que vous ne pouvez faire que voir
Je meurs dans une flaque de sang
Ployant sous le Dies Irae
Vous êtes jalouses, Divinités !
J'ai touché l'Amour trop longtemps !

Toute ma vie peut s'écrouler
Toute ma maison peut brûler
Tant que ces fleurs n'ont pas fané

Et puis la Nuit peut continuer
Sans aucune lumière allumée
Tant que mes fleurs n'ont pas fané

Mon corps pourrait même exploser
Tous les enfants pourraient crever
Tant que ces fleurs, ces beaux Arômes
Restent éloignées de tous les hommes..."
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# Posté le mardi 01 septembre 2009 17:09

Lettre à mon père

Papa...

J'ai été un méchant fils... J'ai été un très méchant fils... Et je commence ce message en larmes, parce que... Je me trouve immonde.

Un jour, tu as fait une erreur. Tu es parti aux Canaries, sans vraiment me prévenir. Ca m'a beaucoup déçu,ça m'a révolté même... Peut-être trop, je ne sais pas... J'étais un peu plus jeune, un peu plus bête.
Depuis ce jour où tu es parti, je n'ai souhaité qu'une seule chose : que tu reviennes. Je pleurais comme un idiot la nuit, j'ai pleuré comme un fou le premier Noël passé sans toi dans le même pays que moi. J'ai énormément souffert de ton absence, et je le répète, je n'avais qu'une envie, te reprendre dans mes bras, sentir ton odeur si caractéristique, ton accent adoré, tes blagues, ta joie de vivre... J'avais envie de retrouver mon papa. Pourtant, aveuglé par le choc de ton départ un peu précipité, je ne t'ai jamais dit ça. Jamais... Aujourd'hui, papa, je le regrette amèrement... Ce fut une terrible erreur... J'aurais du te dire tout ce que je pensais, au lieu de devenir dingue une fois tout les ans, en clamant que c'était dégueulasse que tu m'abandonnes.

Tu es revenu pour moi une semaine pendant des vacances de Noël... Ca m'a empli de joie, papa, c'était vraiment une semaine fabuleuse... Fabuleuse ! Je t'avais là face à moi, rien que pour moi, et quand je me levais, je te sentais, je respirais ton odeur, et quand tu me parlais, tu parlais toujours avec cet accent génial, tu m'as fait rire avec tes blagues, et on a beaucoup bougé ensemble. Papa, ce premier retour en France a été superbe.
Tu es ensuite reparti.

Et papa, c'est à partir de ce moment que je commence à me détester. Tu es reparti aux Canaries, puis en Colombie je crois, et je n'ai pas profité de toi, je n'ai pas joui de ta présence. J'avais eu beau avoir vécu les plus belles vacances de ma vie, une fois que tu es reparti, j'ai repris mon attitude de base... Pourtant, je voulais toujours te revoir avec moi... Te sentir, t'entendre, et rire avec toi...

Enfin, papa, j'ai fait la plus grosse erreur de toute ma vie probablement... Tu es revenu en France, tu es revenu en France, pour moi. Papa, je le comprends aujourd'hui que tu n'avais aucune autre raison que moi de revenir vivre ici... Tu t'es installé dans ta forêt, là, tu étais près de moi, pour moi tu as quitté ta vie confortable aux Canaries, pour voir ton fils, tu as fait un pas énorme vers moi, un véritable effort, et moi papa, moi je n'ai rien fait. Je n'ai rien fait papa... Rien... Papa, merde... Je t'imagine chez Michel, tout seul dans ton grenier sordide, tout seul dans la forêt... Je t'imagine, tout seul, tout le temps tout seul, alors que tu étais là pour moi. Pire, papa, je t'imagine déçu, je t'imagine triste... Triste à cause de moi... Et ça me désespère... Ca me désespère, parce que... Ce que tu as fait a été génial... Génial, tu as concrétisé mon rêve, en t'installant sincèrement en France... Tu as fait ça pour moi, tu as fait ça pour moi, tu as fait ce geste, et moi, je suis resté loin de toi... Loin... Et je t'ai laissé seul...
Papa, je me déteste, je m'en veux terriblement... Je me déteste... Je t'aime mon papa... Je t'aime de toute la force avec laquelle un fils peut aimer et admirer son père... Je t'aime, et je te remercie trop tard, bien trop tard, d'avoir été qui tu es... Papa, tu n'as fait qu'une erreur... Une seule... Et j'en ai commises des milliers, avec toi... Tout seul chez Michel, à bosser ta musique pour en faire avec moi... Et moi, désespérément loin... Papa, j'ai du te tuer... Je me dis que... Si tu médites trop en ce moment, quitte à rendre le monde légèrement plus triste qu'il ne l'est vraiment, c'est à cause de moi... Tu étais tellement seul... Et j'ai du te rendre tellement triste... Comment ne pas croire que le monde est contre nous, dans de telles conditions ? Papa... Tu es un adulte, tu es grand, intelligent... Et tu as, en toute conscience, décidé de revenir pour moi... Et moi, merde papa... Merde, moi je n'ai rien fait... Je m'en veux papa... Si j'avais à refaire quelque chose dans ma vie, une des plus importantes serait de te dire tout ça quelques années plus tôt...
Le plus beau là dedans papa, c'est que... J'ai l'impression que tu ne m'en veux de rien... Je suis ton fils, la chair de ta chair, ton sang, je t'ai trahi, mais tu n'en tiens pas rigueur...

Tu es quelqu'un d'exceptionnel, mon papa... Je termine ce message en pleurs, encore plus que lorsque je l'ai commencé...
Je me déçois terriblement... Papa... Je t'aime... Nos rires, ta voix, ton odeur... J'ai tout gâché... Nos rires, ton odeur et ta voix... Tout, tout ruiné...
Tu arrives en Colombie, sur ta terre natale, retrouver une famille plus aimante... Papa, ça me transporte de joie de savoir qu'au lieu d'aller les voir directement, tu es passé faire un tour pour voir ton fils ingrat... Il y a déjà 33 personnes qui se réjouissent de te voir...
Il y en a un, papa, un pauvre petit garçon, en France, tout seul, qui t'aime aussi fort qu'un fils puisse aimer son père, qui pleure de ne pas l'avoir dit plus tôt et qui jamais, papa, jamais, jamais n'oubliera nos rires, ton odeur et ta voix...

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 19:19

Mon Noé

Moi je t'aime plus que tout , et je suis tellement heureuse de partir avec toi en Aout . je te souhaite en attendant un bon mois de Juillet , dans le Verdon . Profite du paysage . Je t'aime ...
Ta Claire .
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# Posté le jeudi 03 juillet 2008 10:01