Mon Noé

Moi je t'aime plus que tout , et je suis tellement heureuse de partir avec toi en Aout . je te souhaite en attendant un bon mois de Juillet , dans le Verdon . Profite du paysage . Je t'aime ...
Ta Claire .
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 10:01

Paysage

Imagine, comme dans un tableau...

D'abord, le relief.

Au premier plan, les falaises de terre et de pierres, qui s'élèvent, fières, au dessus du lac dont l'azur s'assombrit déjà.
Au second plan, la plaine qui s'étend, avec, disséminés un peu partout, les lumières des villages qui commencent à s'allumer.
Enfin, au dernier plan, de solides collines devenues noires -le soleil leur était déjà passé derrière- ; les lignes que forment leur corps éclatent l'horizon.

Maintenant, le ciel, qui contraste de sa lumière avec la noirceur fantastique de la plaine.

On devine, en voyant les stigmates éthérées des gloires dans les nuages l'endroit où le soleil se loge. Orange flamboyant, magique, qui perd de son intensité en s'éloignant du foyer.

Et il y a les nuages...

Les premiers sont les plus voyants, et les plus nombreux. Plus rouges que le reste du ciel, ils semblent vouloir rejoindre le berceau, et dessinent une majestueuse esquisse.
Les seconds sont incroyables. Dans l'ombre des collines, ils supposent d'irréelles tâches noires et mystérieuses, parsemées ça et là, aux endroits les plus justes...

C'était parfait...
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 09:07

Je ne devrais plus venir te voir

Dieu, tout ça n'a rien à voir avec toi.

Spleen.

Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen...
Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... J'écrirai jusqu'à en avoir mal aux mains... Spleen... Spleen... Spleen. Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... Pourquoi répéter ce mot me fait prendre conscience que ce ne sont que six foutues lettres assemblées... Pourquoi le dire plusieurs fois lui rend sa nature de sonorité... Spleen... Je voudrais plutôt que ce mot, Spleen, m'arrache les entrailles... Je voudrais la catharsis, la catharsis, la catharsis, mais non... Que six lettres... Spleen... Spleen... Spleen...

Un manque sérieux de purification par le mot... Trouverais-je le salut dans quelque chose de moins beau ? Ce sentiment entraîne et dirige l'âme vers un fond gris... Pas noir, pas désespéré, seulement gris du gris le plus fade , le plus infect qui soit. Ce gris qui vous plonge dans le Spleen, ce Spleen qui nous plonge dans ce gris... Je ne sais plus où est la sortie, personne ne le sait. Je suis perdu, j'y comprends rien, tout est évanoui, tout est effacé. Spleen... Spleen... Spleen... Spleen... La haine la peine la tristesse le dégout les regrets tout cela se mue en une couleur, cette unique couleur que je dépeins tant bien que mal. Tiraillé, torturé, blessé, affligé, tout cela se mue en une couleur, cette unique couleur... Spleen... Le gris... Pas de vérité dans cet état, seulement un univers que l'on crée autour de nous, qui nous flagelle... Spleen... Aucun mot précis pour le décrire, le Spleen...

Pas de guérison... Le Salut est bien caché... Sous un Etron ? ou sous une orchidée...
# Posté le vendredi 27 juin 2008 15:05
Modifié le vendredi 27 juin 2008 15:15

C'était un nain magnifique...

C'était un nain magnifique...
# Posté le lundi 23 juin 2008 15:08

Des Illusions

C'est toute sa haine qui s'est aujourd'hui révélée
Car derrière le M et le N, tout son dégoût s'était terré
Dans un immonde éclat de pleurs et de cris
Ma propre mère aujourd'hui a craché sur ma vie

Elle bâtissait sa grande cage d'amour et d'espoirs
Mais elle ne s'est jamais demandé
Si ses couleurs, son blanc pur immaculé
M'allaient mieux que le rouge et le noir

Elle dit que je me moque d'elle
Que je ne sais rien pour faire mon choix
Elle me dit que je me moque d'elle
Que je ne sais rien pour faire mon choix

Mais elle ne comprend rien du tout
Elle hurle elle hurle elle renverse tout
Je reste droit je veux le prouver :
Mon choix est sur, je vais le garder

Non elle hurle encore et toujours
sa gorge s'enflamme elle vomit tout autour
Mon corps vacille de l'interieur
Mais je reste droit, je reste droit

Pourquoi elle ne me comprend pas
malrgé ce qu'elle dit elle ne fait pas d'efforts
Maman je ne demande pas d'approbation
juste quelques mots de consolations

tu ne peux pas me laisser seul comme ça
c'est horrible... c'est horrible
Comment me construire correctement
si tu t'acharnes à dynamiter mes fondements

Aide moi console moi répare moi
sèche mes larmes je t'en prie
Comment puis-je espérer quelque chose comme ça
Tu me détestes... Je t'envie
# Posté le mardi 03 juin 2008 14:01