Imagine, comme dans un tableau...
D'abord, le relief.
Au premier plan, les falaises de terre et de pierres, qui s'élèvent, fières, au dessus du lac dont l'azur s'assombrit déjà.
Au second plan, la plaine qui s'étend, avec, disséminés un peu partout, les lumières des villages qui commencent à s'allumer.
Enfin, au dernier plan, de solides collines devenues noires -le soleil leur était déjà passé derrière- ; les lignes que forment leur corps éclatent l'horizon.
Maintenant, le ciel, qui contraste de sa lumière avec la noirceur fantastique de la plaine.
On devine, en voyant les stigmates éthérées des gloires dans les nuages l'endroit où le soleil se loge. Orange flamboyant, magique, qui perd de son intensité en s'éloignant du foyer.
Et il y a les nuages...
Les premiers sont les plus voyants, et les plus nombreux. Plus rouges que le reste du ciel, ils semblent vouloir rejoindre le berceau, et dessinent une majestueuse esquisse.
Les seconds sont incroyables. Dans l'ombre des collines, ils supposent d'irréelles tâches noires et mystérieuses, parsemées ça et là, aux endroits les plus justes...
C'était parfait...